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Ajout d’eau dans le béton au chantier

L'ajout d'eau dans le béton au chantier est un des problèmes les plus épineux auxquels l'industrie du béton prêt à l'emploi doit faire face de nos jours. Le béton est un des rares matériaux de construction dont la qualité et les performances peuvent être compromises hors de l'usine.

Comment régler le problème de l’eau et de l’intégrité du béton

Sur de nombreux chantiers, l'ajout d'eau dans le béton est laissé à la discrétion des finisseurs, qui ont tendance à favoriser la facilité et la vitesse de mise en place du béton au détriment de la durabilité et de la résistance du produit fini. Alors, est-il acceptable d'ajouter de l'eau dans le béton au chantier? Si tel est le cas, y a-t-il des consignes ou des directives qui permettraient à l'industrie de se protéger des problèmes de fiabilité du produit et des coûts de remplacement injustes?

 

La norme ASTM C94 (Standard Specification for Ready-Mixed Concrete) aborde ces problèmes en détail. À moins d'indication contraire, il est possible d'ajouter de l'eau au béton une seule fois pour conférer à un lot de béton la valeur d'affaissement exigée pour le projet. En revanche, l'ajout d'eau ne doit pas faire passer le rapport eau/ciment au-dessus de la valeur nominale maximale admissible de ce mélange. Cela suppose que le responsable du réglage de la valeur d'affaissement sait quelle quantité d'eau il est possible d'ajouter sans dépasser ce rapport. De nombreux producteurs de béton prêt à l'emploi règlent ce problème en imprimant les renseignements appropriés sur le bordereau de livraison, pratique que facilitent les systèmes de dosage informatiques des usines.

 

S'il est impossible de rajouter de l'eau sans dépasser le rapport eau/ciment admissible et que la valeur d'affaissement est toujours en deçà des exigences, le responsable peut ajouter de l'eau, à ses risques, ou rejeter le lot.

 

Tolérances d'affaissement
Il est impossible d'obtenir de manière uniforme la valeur d'affaissement exigée. La norme ASTM C94 propose des valeurs de tolérance qui devraient être respectées, si le devis du projet n'en mentionne pas.

Si l'affaissement est indiqué en tant que valeur cible et non en tant que maximum ou que valeur à ne pas dépasser, voici les tolérances admissibles :

 

Tolérances en cas de valeur d'affaissement cible

 

Valeur d'affaissement cible

Tolérance

5 cm (2 po) et moins

±1,3 cm (0,5 po)

Entre 5 cm (2 po) et 10 cm (4 po)

±2,5 cm (1 po)

Plus de 10 cm (4 po)

±3,8 cm (1,5 po)

 

Si la valeur d'affaissement est indiquée en tant que maximum ou que valeur à ne pas dépasser dans le devis du projet, voici les tolérances admissibles :

 

Tolérance en cas de valeur d'affaissement maximale

 

7,6 cm (3 po) ou moins

Plus de 7,6 cm (3 po)

Tolérance positive

0

0

Tolérance négative

3,8 cm (1,5 po)

6,4 cm (2,5 po)

 

Retards sur le chantier
Les retards sur le chantier constituent l'un des principaux problèmes auxquels les producteurs de béton doivent faire face. Même si le béton respectait la fourchette d'affaissement précisée au devis à l'arrivée du camion au chantier, la chaleur peut réduire la maniabilité du béton au point où il faut dépasser le rapport eau/ciment nominal pour atteindre la valeur d'affaissement exigée. La norme ASTM C94 aborde aussi cette éventualité : « Le béton doit demeurer dans la fourchette d'affaissement admissible pendant 30 minutes à compter de son arrivée au chantier ou du premier réglage de la valeur d'affaissement, selon la dernière des deux éventualités. » On peut également y lire ceci : « Si l'utilisateur n'est pas prêt à effectuer le déchargement du béton du véhicule, le producteur ne sera pas tenu responsable de toute limitation de l'affaissement minimal après l'écoulement de la période de 30 minutes à compter de l'arrivée du véhicule au chantier ou à l'heure de livraison exigée, selon la dernière des deux éventualités. » (traductions)

 

Autrement dit, dès que le camion arrive au chantier (en supposant qu'il n'arrive pas à l'avance), le conducteur du camion doit maintenir la valeur d'affaissement dans la fourchette admissible pendant une trentaine de minutes. C'est l'utilisateur qui est responsable si le déchargement du camion est retardé et qu'il faut ajouter de l'eau pour maintenir la valeur d'affaissement.

 

Pour protéger encore davantage les producteurs de béton, la norme ASTM C94 impose aussi la durée maximale de séjour du béton dans le camion. L'utilisateur doit avoir déchargé tout le béton du camion dans les 90 minutes qui suivent l'heure de préparation. L'entrepreneur peut, à son gré, prolonger cette durée de séjour si le béton demeure assez maniable sans ajouter encore plus d'eau.

 

Lafarge North America est déterminée à fournir le meilleur service qui soit à sa clientèle. Pour obtenir un complément d'information sur le béton ou les matériaux de béton, communiquez avec votre représentant des ventes ou ingénieur des ventes techniques de Lafarge.

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